Le dimorphisme sexuel chez le chien
- Cynopolis Elsa Weiss
- il y a 21 minutes
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Le dimorphisme* sexuel, au sens biologique du terme, désigne les différences morphologiques qui existent entre un mâle et une femelle de la même espèce. Il est plus ou moins marqué selon l’animal concerné : tout le monde est capable de distinguer au premier coup d’œil un lion d’une lionne, mais pas forcément un renard d’une renarde, si ce n’est en observant les organes génitaux de l’individu. Un spécialiste saura repérer une ossature plus lourde et une tête plus large chez le mâle, mais ces différences demeurent relativement discrètes chez le renard roux.
Chez le chien, le dimorphisme sexuel ne semble pas marqué de la même façon en fonction des races et des lignées. Chez le Rottweiler ou le Labrador, la différence entre mâle et femelle est flagrante. Chez d’autres races, elle est moins évidente : il peut être difficile de déterminer le sexe d’un Yorkshire terrier ou d’un Spitz nain sans regarder ses organes reproducteurs. Chez les races très hétérogènes, comme le Border Collie de travail, c’est parfois seulement en comparant les individus d’une même lignée qu’on pourra distinguer mâle et femelle au premier coup d’œil sans trop d’erreur. Les individus de certaines lignées sont petits et légers, d’autres grands avec une ossature lourde, et les mâles d’une lignée peuvent ressembler aux femelles d’une autre (et vice-versa). La pression de sélection exercée sur le chien par l’humain est telle qu’elle a modifié la répartition du dimorphisme de manière inégale au sein de toute une espèce.
Chez nos chiens domestiques, le mâle a généralement une ossature plus lourde, un crâne plus large et un aspect plus massif. La femelle donne souvent l’impression d’avoir des traits plus fins que le mâle, et elle est souvent un peu plus petite et plus légère, comme stipulé dans la plupart des standards de races de moyenne et grande taille. Chez les petites races, le standard ne mentionne pas toujours de différence d’aspect entre mâle et femelle.
Le dimorphisme sexuel est donc un critère à prendre en compte dans le choix d’un compagnon. Chez le Malinois, par exemple, une différence de dix kilos ou plus n’est pas rare entre mâle et femelle. Si l’on ne souhaite pas avoir à gérer un chien trop massif, il est souvent préférable d’opter pour une chienne, même s’il existe des exceptions. Évidemment, l’aspect physique est un point important à prendre en compte quand on choisit un chien pour la vie, mais les tendances comportementales liées aux deux sexes doivent aussi être évaluées avant d’arrêter son choix. Mais ça, ce sera le sujet d’un prochain article !
*On écrit bien « dimorphisme » et pas « dismorphisme » comme on peut parfois le lire.
🐕 Sur la photo : Kyûbi et Kinaï, Bergers Allemands de lignée travail. Il n’est pas difficile de se prononcer sur le sexe de chaque chien 😉…
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Elsa Weiss / Cynopolis
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