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Avoir un chien, c’est un droit… et beaucoup de devoirs.

Lorsque j’ai eu mon premier chien, Jules, il y a 25 ans, ma mère m’a fait signer un « contrat » m’engageant à en prendre soin correctement. J’ai retrouvé ce contrat et j’ai choisi de vous le partager. Certaines règles sont un peu « vieillottes », mais en 2000, les besoins du chien étaient bien moins connus qu’aujourd’hui.


Ce contrat paraîtra peut-être strict aux yeux de certains, mais je suis très contente d’avoir été contrainte de remplir mes engagements envers Jules à cette époque. Je rêvais plus que tout d’avoir un chien, mais j’étais adolescente, et si je n’avais pas été tenue de respecter ces règles, j’aurais été plus d’une fois tentée de zapper l’une des deux promenades quotidiennes que Jules aimait tant. Mais ma mère veillait à ce que je prenne soin de cet être vivant que j’avais tant réclamé, et cela m’a permis d’acquérir la discipline nécessaire pour m’occuper correctement d’un chien.


J’ai eu plusieurs chiens depuis Jules, et, si j’ai fait des erreurs, notamment dans leur éducation, je peux au moins me féliciter de n’avoir jamais raté une seule promenade quotidienne depuis que j’ai eu mon premier chien (même si je pense qu’un jour sans promenade par semaine n’a jamais tué un chien non plus, n’exagérons rien 😉 !). Ce contrat signé à l’âge de 15 ans m’a permis de comprendre qu’un animal, c’était du bonheur partagé mais aussi beaucoup d’obligations. Plus d’une fois, j’ai rechigné à sortir sous la pluie ou dans le froid (et croyez-moi, l’hiver à Reims pouvait être sacrément rude !), mais je l’ai fait. Et je remercie ma mère de m’y avoir forcée quand je traînais les pieds.


Je me souviens d’une petite chienne que j’avais rencontrée en séance. D’après ses humains, elle saccageait le jardin. Quand je suis arrivée, j’ai tout de suite compris : la chienne ne vivait que dans le jardin, sans jamais sortir en promenade ni rentrer dans la maison. Elle était seule du matin au soir, sans autre occupation que creuser des trous dans le sol et arracher les plantes. La propriétaire m’a expliqué que cette petite chienne avait été réclamée par l’adolescent de la maison qui, quelques mois après son arrivée, n’avait plus envie de la sortir. Alors elle était laissée là, livrée à elle-même, n’ayant de contact avec son groupe social humain que le soir au moment de la gamelle. Je suis repartie de cette séance profondément triste.


Le chien est un animal évolué avec des besoins complexes. Qu’ils soient physiologiques, sécuritaires, sociaux, etc, ils doivent être comblés. Sinon, Toutou sera malheureux, et il risquera effectivement de développer des troubles du comportement, de détruire ou de fuguer, ou il se résignera, donnant l’impression « d’aller bien ».


Je le dis souvent : un chien, c’est un droit, mais c’est surtout beaucoup de devoirs. Loin de moi l’idée de jouer les moralisatrices, mais il me tient à cœur de rappeler que s’occuper d’un chien, cela représente plusieurs heures d’investissement en temps de qualité tous les jours, et un investissement financier qui peut atteindre des sommes considérables en cas d’accident ou de maladie.


Sur ce, je vous laisse, Farouk est en train de rédiger un contrat m’astreignant à le nourrir 6 fois par jour, je vais de ce pas lui expliquer que ce genre de règle, ce n’est pas envisageable…


Elsa Weiss / Cynopolis

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