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La notion de consentement n’est pas réservée aux humains

Sauf cas de force majeure (soin d’urgence, par exemple), on ne devrait jamais forcer un chien à un contact physique non souhaité.


S’abstenir de toucher un individu qui n’a pas envie de l’être, c’est la base du respect entre êtres vivants. Même si cet individu a une tête de nounours, un poil soyeux ou l’air « gentil ». Rappelons-nous que nous sommes des primates pour qui le toucher est un sens capital, mais le chien en face de nous ne touche pas avec sa patte : ce geste n’a rien de naturel pour lui. Un chien peut apprendre à apprécier les caresses (il s’agira d’un comportement acquis et non inné), mais il peut aussi les avoir en horreur, même si elles viennent de vous.


De même, si votre enfant n’a pas envie d’embrasser Tonton Albert, mais qu’il lui dit bonjour poliment, où est le problème ? Son corps n’appartient qu’à lui. Personne ne devrait l’obliger à accepter d’être touché s’il ne le souhaite pas. Le consentement commence là.


Votre chien n’est certes pas un enfant, mais ne pas avoir envie d’être touché à tout bout de champ fait partie de ses droits les plus fondamentaux. Quand vous caressez votre chien, pensez toujours à enlever régulièrement vos mains et observez sa réaction pour voir s’il souhaite que le contact se poursuive. Quant aux personnes étrangères au foyer, bien peu de chiens aiment être touchées par elles : n’hésitez pas à l’expliquer poliment à votre entourage.


En respectant l’intégrité physique du chien, on limite également le risque de morsures. Ce principe devrait être enseigné aux enfants dès le plus jeune âge afin d’éviter des accidents dramatiques.


Elsa Weiss / Cynopolis

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